Calculez l'ensoleillement de vos panneaux solaires
Mis à jour le 7 septembre 2026
L'ensoleillement varie de près de 50 % entre le nord et le sud de la France : de 1 137 à 1 682 kWh/m²/an sur plan horizontal, jusqu'à 2 000 sur un toit plein sud. Tableau PVGIS des 96 départements, calcul en 3 étapes, simulateurs gratuits et outils pour tester l'exposition de votre maison.
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Paul-Marie
Fondateur de Potentielsolaire
Passionné par l'énergie solaire, j'ai créé Potentielsolaire pour aider les particuliers à comprendre et réussir leur projet photovoltaïque. Chaque article est rédigé avec soin pour vous apporter des informations fiables et à jour. En savoir plus sur la démarche
L'ensoleillement détermine directement ce que vos panneaux solaires vont produire. En France, une toiture bien exposée reçoit entre 1 100 heures équivalentes plein soleil par an dans le Nord et plus de 1 600 heures sur le pourtour méditerranéen : à puissance égale, une installation de 3 kWc produit environ 3 549 kWh/an à Paris contre 4 368 kWh/an à Marseille, soit 23 % de plus.
La géographie ne fait pourtant pas tout : l'orientation, l'inclinaison et les ombrages de votre toiture peuvent creuser ou combler une bonne partie de cet écart. Voici la méthode pour calculer l'ensoleillement de votre toit, les chiffres de référence ville par ville et les simulateurs gratuits qui font le calcul à votre place.
Calcul de l'ensoleillement : la méthode en 3 étapes
Le calcul tient en une ligne : l'irradiation de votre commune en kWh/m²/an vaut autant d'heures équivalentes plein soleil, et la production annuelle en kWh = puissance en kWc × heures équivalentes × 0,8 à 0,9. Pour une toiture parisienne (1 300 heures), 3 kWc donnent ainsi environ 3 549 kWh par an.
Pas besoin d'être ingénieur : trois étapes suffisent pour passer de votre adresse à une estimation de production annuelle.
Trouvez l'irradiation de votre commune. L'irradiation est la quantité d'énergie solaire reçue par une surface en un an, exprimée en kWh/m²/an. Elle est publiée gratuitement par PVGIS (présenté plus bas) et par le jeu de données « Irradiation solaire par commune » de data.gouv.fr, ou visualisable toit par toit sur le cadastre solaire de votre commune.
Convertissez en heures équivalentes plein soleil. Une irradiation de 1 300 kWh/m²/an correspond à 1 300 heures équivalentes plein soleil : tout se passe comme si le soleil brillait à pleine puissance (1 000 W/m²) pendant 1 300 heures. Ne confondez pas avec les heures d'ensoleillement de Météo-France : Marseille a compté 2 858 heures de soleil en 2025, mais environ 1 600 heures équivalentes plein soleil, car le soleil du matin et du soir est bien moins énergétique qu'à midi.
Estimez la production. Multipliez la puissance de l'installation (en kWc) par les heures équivalentes plein soleil, puis par un ratio de performance de 0,8 à 0,9 qui intègre les pertes réelles (température, onduleur, câblage). Le détail de cette conversion des kWc en kWh est expliqué dans notre article dédié.
Exemple pour une installation de 3 kWc orientée plein sud : à Paris, Lyon ou Nantes (environ 1 300 heures équivalentes par an), elle produit environ 3 549 kWh/an ; à Marseille, Montpellier ou Nice (1 600 heures), environ 4 368 kWh/an. C'est exactement le calcul que notre simulateur effectue automatiquement à partir de votre adresse.
Calcul de l'ensoleillement d'une toiture : la correction d'inclinaison et d'orientation
Les cartes d'irradiation donnent la valeur reçue par une surface posée à plat. Une toiture inclinée orientée au sud capte davantage d'énergie, car elle fait face au soleil une plus grande partie de l'année : d'après PVGIS, un plan plein sud incliné à 35° reçoit 17 à 20 % de plus que l'horizontale, soit 1 433 kWh/m²/an à Paris (contre 1 219 à plat) et 2 012 kWh/m²/an à Marseille (contre 1 682).
Pour calculer l'ensoleillement de votre toiture, partez donc de la valeur horizontale du tableau par département ci-dessous, puis appliquez la correction correspondant à votre pente et à votre orientation. Le tableau de rendement par angle et par orientation donne le coefficient à utiliser pour un toit sud-est, sud-ouest ou faiblement incliné. Les simulateurs sérieux appliquent automatiquement cette correction dès que vous renseignez l'inclinaison et l'orientation de votre toit ; le cadastre solaire cité à l'étape 1 la fait pour chaque pan de toiture.
Calcul de la perte d'ensoleillement par ombrage
La perte d'ensoleillement causée par un obstacle se calcule avec un relevé de masques solaires : on mesure la hauteur angulaire de chaque obstacle (arbre, cheminée, bâtiment voisin) dans toutes les directions, puis on la compare à la trajectoire du soleil mois par mois. Le résultat s'exprime en pourcentage d'énergie perdue sur l'année.
Attention, cette perte n'est pas proportionnelle à la surface masquée : sur des panneaux câblés en série derrière un onduleur central, une cheminée qui ombrage 10 % d'un module peut faire chuter la production de toute la chaîne bien au-delà de 10 %. C'est la raison d'être des optimiseurs et des micro-onduleurs, présentés plus bas dans les facteurs d'ensoleillement.
Carte de l'ensoleillement en France : irradiation par département (kWh/m²/an)
Sur un plan horizontal, l'irradiation solaire va de 1 137 kWh/m²/an dans le Nord à 1 682 kWh/m²/an dans les Bouches-du-Rhône, soit 48 % d'écart, pour une moyenne de 1 332 kWh/m²/an sur les 96 préfectures métropolitaines (PVGIS, base SARAH3, période 2005-2023). Le tableau complet des départements, région par région, se trouve un peu plus bas.
Marseille est la ville la plus ensoleillée de France avec 2 858 heures de soleil en 2025, juste devant Toulon (2 839 heures), et les Alpes-Maritimes cumulent jusqu'à 253 jours de soleil par an en moyenne (normales 1991-2020, data.gouv.fr). À l'autre extrémité, Lille reçoit environ 1 600 heures de soleil en année normale, soit presque deux fois moins que la Côte d'Azur. Ces heures de soleil ne sont pas les heures équivalentes plein soleil utilisées pour le calcul de production : le tableau ci-dessous met les deux en regard.
Ville
Heures de soleil en 2025 (Météo-France)
Heures équivalentes plein soleil
Marseille
2 858 h
~1 600 h
Toulon
2 839 h
~1 600 h
Lyon
2 170 h
~1 300 h
Paris
2 029 h
~1 300 h
Brest
1 735 h
~1 200 h
Les heures équivalentes sont arrondies aux paliers du calculateur (1 200, 1 300, 1 600 h), qui correspondent aux quatre zones d'ensoleillement utilisées par nos simulations.
L'année 2025 a été 8 % plus ensoleillée que la normale selon le bilan climatique de Météo-France, après une année 2024 qui avait été la moins ensoleillée depuis 1994 : Paris-Montsouris a par exemple totalisé 2 029 heures, 18 % au-dessus de sa normale et 500 heures de plus qu'en 2024. Cette variabilité d'une année sur l'autre explique pourquoi les simulateurs travaillent sur des moyennes longues (2005-2023 pour PVGIS) et non sur la dernière année écoulée.
Ensoleillement par département : le tableau PVGIS des 96 départements
Les valeurs ci-dessous sont celles de PVGIS (Commission européenne, base d'irradiation SARAH3, moyennes 2005-2023) au centre de chaque préfecture. La colonne « horizontal » est la valeur des cartes d'irradiation, celle qui sert de point de départ au calcul ; la colonne « plan sud 35° » indique ce que reçoit une toiture bien exposée au même endroit. Les régions sont classées de la moins à la plus irradiée.
Source : PVGIS 5.3, outil PVcalc, base SARAH3 (2005-2023), calcul réalisé en septembre 2026 pour le centre de chaque préfecture. Une commune d'altitude ou de littoral dans le même département peut s'écarter de quelques pourcents de la valeur de sa préfecture.
Top 10 et 10 derniers départements pour l'ensoleillement
Les dix départements les plus irradiés sont tous méditerranéens ou alpins du sud, avec au moins 1 580 kWh/m²/an sur plan horizontal :
Bouches-du-Rhône : 1 682 kWh/m²/an (2 012 sur plan sud)
Var : 1 659 (1 978)
Corse-du-Sud : 1 651 (1 909)
Vaucluse : 1 638 (1 979)
Alpes-Maritimes : 1 621 (1 953)
Gard : 1 600 (1 920)
Hérault : 1 600 (1 919)
Pyrénées-Orientales : 1 594 (1 918)
Hautes-Alpes : 1 583 (1 945)
Haute-Corse : 1 580 (1 845)
Les dix départements les moins irradiés se concentrent au nord et à l'ouest d'une ligne Metz-Rouen-Cherbourg, entre 1 137 et 1 199 kWh/m²/an : Nord (1 137), Ardennes (1 138), Meuse (1 140), Seine-Maritime (1 157), Pas-de-Calais et Manche (1 173), Somme (1 176), Aisne (1 187), Oise (1 198) et Moselle (1 199). Même là, un plan sud à 35° reçoit encore environ 1 290 à 1 400 kWh/m²/an, de quoi faire fonctionner une installation résidentielle sans difficulté.
Les quatre zones d'ensoleillement du calculateur
En heures équivalentes plein soleil, la France se découpe en quatre grandes zones. La région PACA dépasse 1 500 kWh/m²/an sur la quasi-totalité de son territoire, et les propriétaires du Sud cumulent d'ailleurs ce gisement avec les quelques aides locales encore actives en PACA.
Arc méditerranéen (PACA, littoral occitan, Corse) : plus de 1 600 heures par an, les meilleures toitures de France.
Sud-Ouest et vallée du Rhône : 1 400 à 1 600 heures, un excellent potentiel.
Centre, Île-de-France, façade atlantique : 1 200 à 1 400 heures, la moyenne nationale.
Nord et Nord-Est : 1 100 à 1 200 heures, un potentiel plus modeste mais parfaitement exploitable.
L'altitude et les microclimats jouent aussi : les vallées sujettes aux brouillards d'hiver, comme la vallée de la Saône ou la plaine d'Alsace, perdent des heures d'ensoleillement en décembre et janvier. Un projet solaire reste pourtant pertinent partout : le nord de la France reçoit un ensoleillement comparable à celui de l'Allemagne ou de la Belgique, où le photovoltaïque est massivement déployé.
Pour visualiser ce que cela donne mois par mois dans votre région, utilisez le calculateur ci-dessous :
Calculateur de production solaire
Estimez la production selon votre région, orientation et puissance
Production annuelle estimée
7 098 kWh
19,4 kWh par jour en moyenne12 panneaux de 500 Wc
Production mensuelle estimée (kWh)
270
369
561
724
838
909
909
823
660
511
291
227
JanFévMarAvrMaiJuinJuilAoûtSepOctNovDéc
Économies annuelles
852 €/an
Rentabilisé en
10,8 ans
Prix TTC
10 867 €
Comparer la production par région
Production solaire annuelle estimée par région française et par puissance, orientation plein sud
Région
Ensoleillement
3 kWc
6 kWc
9 kWc
Nord (Lille, Amiens)
1 100 h/an
3 003 kWh
6 006 kWh
9 009 kWh
Ouest (Rennes, Brest)
1 200 h/an
3 276 kWh
6 552 kWh
9 828 kWh
Centre (Paris, Lyon, Nantes)
1 300 h/an
3 549 kWh
7 098 kWh
10 647 kWh
Sud-Ouest (Bordeaux, Toulouse)
1 450 h/an
3 959 kWh
7 917 kWh
11 876 kWh
Sud-Est (Marseille, Nice)
1 600 h/an
4 368 kWh
8 736 kWh
13 104 kWh
Production annuelle estimée pour une orientation plein sud.
Passez de la moyenne régionale au calcul précis pour votre toit.
Simulation gratuite de l'exposition au soleil de votre maison
Pour une toiture, la simulation la plus simple est celle du simulateur en haut de cette page : entrez votre adresse, et l'exposition de chaque pan de toit (orientation, irradiation reçue, ombres des bâtiments et arbres proches) est calculée en une minute, gratuitement et sans création de compte. Pour un salon, un jardin, une terrasse ou un balcon, la question n'est plus l'énergie mais la lumière : des outils gratuits comme Shadowmap, SunCalc, SunChecker ou Heliorama montrent la course du soleil et les ombres portées heure par heure et saison par saison, ce qui répond très bien à la question « aurai-je du soleil dans le salon en hiver ? ».
Carte des ombres portées : Shadowmap et SunCalc
Pour voir les ombres sur une carte, deux outils gratuits suffisent. Shadowmap affiche sur un globe 3D les ombres portées des bâtiments et du relief à n'importe quelle date et heure : on fait glisser le curseur horaire et on regarde ce qui reste au soleil à 9 h un matin de janvier ou à 18 h un soir de juillet ; la version web de base est gratuite, les fonctions avancées (export, projets) sont payantes.
SunCalc trace, sur une carte classique, la trajectoire du soleil pour une adresse et une date données, avec l'azimut du lever et du coucher et la longueur des ombres à chaque heure. Sur place, une application de réalité augmentée comme Sun Surveyor (version Lite gratuite) affiche la course du soleil directement dans l'image de la caméra du téléphone ; l'ancienne application Sunpath, longtemps recommandée, n'est plus fiable ni maintenue.
Voir l'exposition d'une maison avant d'acheter
Avant une visite, trois services donnent une idée de la luminosité d'un bien. Lumen, le simulateur d'ensoleillement intégré aux annonces du portail Bien'ici, permet de comparer l'exposition de plusieurs logements sans se déplacer. SunChecker évalue l'exposition d'un appartement ou d'un balcon à partir de son adresse et de son orientation, tandis que Heliorama produit une étude d'ensoleillement d'un logement précis, avec la lumière reçue au fil des heures et des saisons.
Ces simulateurs d'ensoleillement gratuits répondent à une question d'habitat, pas de photovoltaïque : ils ne calculent ni l'irradiation en kWh/m², ni la production électrique, et leurs fonctions avancées sont souvent payantes. Pour dimensionner une installation solaire, utilisez plutôt un simulateur dédié comme Potentielsolaire ou PVGIS, présentés dans les sections suivantes.
Les facteurs influençant l'ensoleillement de votre toiture
Trois facteurs décident de l'ensoleillement réellement reçu par vos panneaux : la position géographique, qui fixe le gisement disponible ; l'orientation et l'inclinaison du toit, qui déterminent la part de ce gisement captée ; et les ombrages, qui peuvent en retirer une fraction disproportionnée.
Position géographique
La localisation de votre habitation fixe l'énergie disponible avant toute autre considération : sur plan horizontal, l'irradiation passe de 1 137 kWh/m²/an dans le Nord à 1 682 kWh/m²/an dans les Bouches-du-Rhône, comme le montre le tableau par département ci-dessus. Deux toitures identiques peuvent donc produire des quantités d'énergie très différentes selon leur région.
Orientation et inclinaison de la toiture
Impact de l'orientation (azimut) et de l'angle d'inclinaison
L'orientation de votre toit, c'est-à-dire la direction vers laquelle il est tourné, et son inclinaison influencent significativement l'ensoleillement reçu. Dans l'hémisphère nord, une orientation plein sud est idéale pour maximiser l'exposition solaire. Une inclinaison optimale se situe généralement entre 30° et 35°, correspondant approximativement à la latitude de la France, pour capter efficacement les rayons du soleil tout au long de l'année.
Recommandations pour optimiser ces paramètres
Si votre toit n'a pas l'orientation ou l'inclinaison idéales, des ajustements sont possibles. Par exemple, des supports inclinés peuvent être installés pour modifier l'angle des panneaux. De plus, des panneaux orientés sud-est ou sud-ouest peuvent encore offrir une production satisfaisante, avec une perte d'efficacité limitée. Il est recommandé de consulter un professionnel pour évaluer les meilleures options adaptées à votre situation spécifique.
Obstacles et ombrages
Impact des arbres, bâtiments voisins et autres obstacles
Les ombrages causés par des obstacles tels que des arbres, des bâtiments adjacents ou des cheminées peuvent réduire considérablement l'ensoleillement de votre toiture, diminuant ainsi la production de vos panneaux solaires. Même des ombres partielles peuvent affecter la performance globale de l'installation, car les panneaux sont souvent connectés en série, et l'ombrage d'une seule cellule peut impacter l'ensemble du système.
Méthodes pour identifier et minimiser les zones d'ombre
Pour détecter les zones d'ombre potentielles, il est conseillé d'utiliser des logiciels de calepinage photovoltaïque ou de faire appel à des professionnels équipés de dispositifs de mesure spécifiques. Élaguer les arbres proches, repositionner les panneaux ou utiliser des optimiseurs de puissance sont des solutions efficaces pour minimiser l'impact des ombrages et maximiser la production d'énergie solaire.
Comment Potentielsolaire facilite le calcul de l'ensoleillement
Estimation de la production d’énergie
L’outil analyse les caractéristiques spécifiques de votre toiture, comme son orientation et son inclinaison, pour estimer la production énergétique annuelle.
Calcul de l'ensoleillement de la toiture
Grâce à des données satellites et météorologiques, Potentielsolaire évalue avec précision l’ensoleillement de votre toit, essentiel pour maximiser le rendement de vos panneaux photovoltaïques.
Les avantages de Potentielsolaire
Gratuit : Le simulateur solaire est entièrement gratuit et accessible sans création de compte.
Résultats instantanés : Vous obtenez une simulation immédiate après avoir renseigné votre adresse.
Facilité d’utilisation : Son interface intuitive est adaptée à tous, même sans connaissances techniques.
Simulations personnalisées : L’outil prend en compte des paramètres spécifiques à votre maison pour des résultats fiables.
Respect de la vie privée : Vos données personnelles ne sont pas sauvegardées et aucun cookie n’est utilisé.
Comment utiliser le simulateur ?
Entrez votre adresse : Lancez la simulation en indiquant l’adresse de votre maison.
Analyse instantanée de votre toiture : L’outil calcule l’ensoleillement de votre toiture grâce à des données fiables.
Logiciels de calcul d'ensoleillement gratuits : PVGIS et les alternatives
PVGIS (Photovoltaic Geographical Information System), développé par la Commission européenne, est le logiciel gratuit de référence pour le calcul d'ensoleillement photovoltaïque : il fournit l'irradiation, la production par kWc et le profil mois par mois à n'importe quelle adresse d'Europe, à partir de la base satellite SARAH3 qui couvre les années 2005 à 2023. C'est l'outil utilisé pour le tableau par département de cet article.
Ce que PVGIS calcule
Production photovoltaïque : estimation annuelle et mensuelle en kWh pour une puissance, une inclinaison et une orientation données, avec des pertes système paramétrables (14 % par défaut).
Irradiation et températures : irradiation sur plan horizontal ou incliné, cartes et séries horaires téléchargeables, utiles pour une commune absente du tableau par département.
Ombrage de l'horizon lointain : le relief (collines, montagnes) est pris en compte automatiquement ; les obstacles proches (arbre, bâtiment voisin), eux, ne le sont pas.
Sa limite est l'absence d'analyse de la toiture elle-même : il faut connaître l'inclinaison et l'orientation de son toit et les saisir soi-même.
Comment utiliser PVGIS
Accéder à l'outil : rendez-vous sur le site officiel de PVGIS et choisissez l'onglet « Performance du système PV connecté au réseau ».
Sélectionner l'emplacement : utilisez la carte interactive pour indiquer l'adresse ou les coordonnées GPS de votre toiture.
Configurer les paramètres : renseignez la puissance crête installée, la technologie des panneaux (silicium cristallin), l'inclinaison et l'orientation (azimut 0 = plein sud).
Lancer la simulation : cliquez sur « Visualiser les résultats » pour obtenir la production annuelle, le détail mensuel et l'irradiation reçue sur le plan des panneaux.
Les alternatives gratuites à PVGIS
Deux autres sources gratuites complètent PVGIS. Le jeu de données « Irradiation solaire par commune » de data.gouv.fr donne l'irradiation annuelle de chaque commune française sans rien à paramétrer, pratique pour un premier repère. Les cadastres solaires des métropoles et le simulateur Potentielsolaire vont plus loin en analysant chaque pan de toiture à partir d'images aériennes, ce que ni PVGIS ni un fichier par commune ne savent faire. Les outils professionnels (Solargis, Meteonorm) sont payants et sans intérêt pour un projet résidentiel.
Prévision d'ensoleillement pour le photovoltaïque : à quoi servent les prévisions J+1
La prévision d'ensoleillement ne sert pas à dimensionner une installation, mais à la piloter. PVGIS et les tableaux de cet article décrivent le gisement moyen sur près de vingt ans ; la prévision météo à un ou deux jours (Météo-France, Open-Meteo, MeteoWatt pour le grand public, Steadysun côté exploitants) annonce ce que les panneaux produiront demain, heure par heure. Cette information devient utile dès qu'un équipement peut décaler sa consommation : un système de pilotage qui chauffe le ballon d'eau chaude sur le surplus solaire ou une batterie de stockage qui choisit de se charger ou non selon le soleil annoncé.
Optimiser l'ensoleillement de vos panneaux solaires
Une fois l'ensoleillement théorique connu, quelques vérifications sur le terrain font la différence entre une installation correcte et une installation optimale :
Orientation et inclinaison : visez le plein sud avec une pente de 30° à 35° ; le sud-est et le sud-ouest restent de très bonnes options, avec une perte de production limitée.
Surface exploitable : déduisez les cheminées, fenêtres de toit et zones d'ombre de la surface disponible avant de dimensionner l'installation.
Ombres portées : observez votre toit à plusieurs moments de la journée, en pensant au soleil bas de l'hiver ; un arbre inoffensif en juin peut masquer vos panneaux de novembre à février.
Les professionnels formalisent cette dernière analyse dans un relevé de masques solaires : un relevé de l'horizon à 360° autour de la toiture, qui quantifie la perte de production causée par chaque obstacle, mois par mois. Exigez-le si votre environnement comporte des arbres ou des bâtiments proches.
Le reste du projet (choix du matériel, pose, suivi de production) relève de l'installateur : comparez plusieurs devis photovoltaïques établis par des professionnels RGE et vérifiez que chacun inclut une étude d'ombrage réalisée à votre adresse exacte.
Vos questions sur le calcul de l'ensoleillement des panneaux solaires
Comment les saisons affectent-elles l'ensoleillement de mes panneaux solaires ?
En été, le soleil est plus haut dans le ciel et les journées plus longues : l'ensoleillement reçu, et donc la production, sont nettement supérieurs. En hiver, le soleil bas et les journées courtes réduisent la production, même si le froid améliore légèrement le rendement des cellules. Une inclinaison de 30° à 35° offre le meilleur compromis sur l'année entière, sans avoir à modifier la position des panneaux à chaque saison.
Est-ce que les ombrages temporaires comme les nuages impactent l'ensoleillement de ma toiture ?
Oui, mais moins qu'on ne l'imagine : par temps couvert, les panneaux continuent de produire grâce à la lumière diffuse, à hauteur de 10 à 25 % de leur capacité selon l'épaisseur des nuages. Ces variations météo sont déjà intégrées dans les moyennes d'irradiation utilisées par les simulateurs, inutile de les décompter vous-même. La pluie a même un effet positif : elle nettoie la surface des panneaux.
En quoi l'ensoleillement direct diffère-t-il du diffus pour les panneaux solaires ?
Le rayonnement direct provient du soleil sans être dévié, tandis que le rayonnement diffus est la lumière dispersée par l'atmosphère et les nuages, qui atteint le sol même par temps couvert. Les panneaux photovoltaïques captent les deux, avec un rendement supérieur par ciel dégagé. Dans le nord de la France, le diffus représente une part importante de l'irradiation annuelle : c'est pourquoi les panneaux y produisent de l'électricité malgré un ciel souvent voilé.
Quel est le département le plus ensoleillé de France ?
Tout dépend de l'indicateur. En irradiation, ce sont les Bouches-du-Rhône, avec 1 682 kWh/m²/an sur plan horizontal d'après PVGIS, devant le Var (1 659) et la Corse-du-Sud (1 651). En nombre de jours de soleil, les Alpes-Maritimes l'emportent avec environ 253 jours par an selon les normales Météo-France 1991-2020. Les deux classements ne coïncident pas, car un jour compté « ensoleillé » sur la Côte d'Azur peut apporter moins d'énergie qu'une journée d'été plus longue et plus dégagée en Provence intérieure.
À combien s'élève l'irradiation solaire moyenne en France ?
La moyenne des 96 préfectures métropolitaines ressort à 1 332 kWh/m²/an sur plan horizontal (PVGIS, 2005-2023), soit environ 1 330 heures équivalentes plein soleil. Les trois quarts des départements se situent entre 1 200 et 1 450 kWh/m²/an ; seuls les six départements de PACA, les deux de Corse, le Gard, l'Hérault et les Pyrénées-Orientales dépassent 1 550, et seuls le Nord, les Ardennes et la Meuse passent sous 1 150. Sur un plan sud incliné à 35°, cette moyenne monte à environ 1 560 kWh/m²/an.
Pourquoi mon calcul d'ensoleillement diffère-t-il de ma production réelle ?
Les écarts viennent le plus souvent de données trop génériques (moyenne régionale au lieu de l'adresse exacte), d'ombrages sous-estimés ou d'un ratio de performance trop optimiste. La salissure des panneaux et les fortes chaleurs estivales grignotent aussi le rendement. Un calcul réalisé à l'adresse exacte, appuyé sur une étude d'ombrage sérieuse, ramène l'écart à quelques pourcents.
Faut-il un ensoleillement minimum pour rentabiliser des panneaux solaires ?
Non, il n'existe pas de seuil en dessous duquel le solaire serait exclu en France métropolitaine. L'ensoleillement change la vitesse du retour sur investissement, pas sa réalité : une installation de 9 kWc se rembourse en 9,5 ans environ avec 1 300 heures équivalentes par an (Paris, Lyon), contre 7,9 ans avec 1 600 heures (Marseille). Le dimensionnement et le taux d'autoconsommation pèsent finalement plus que la région.